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Mr Day en studio

Le 18 février @ Transbo, la soirée Pop Superheroes a rassemblé de nombreux activistes de la scène pop lyonnaise, et certains, bien qu’absents, ont malgré tout brillé par leur présence. C’est le cas de Christophe, artisan sonore du studio PWL (installé à Lyon-Vaise), qui a travaillé avec quasiment l’intégralité des musiciens présents ce soir-là.

Transbo : Ici, dans les coulisses des salles de concerts, on parle souvent de disques, c’est vrai, mais rarement d’où ils viennent. Je veux dire, des studios où ils se fabriquent. Bizarre, non ?
Christophe : Peut être que ça reste pour la plupart des musiciens une expérience intime? Parfois le studio enlève une part de rêve, c’est le dernier travail avant la naissance d’un disque et c’est parfois dur, souvent pas ce qu’on s’est imaginé, même si on se marre bien quand même!! Une fois que c’est fait, peut être qu’on préfère parler du produit fini, plutôt que de son accouchement..?

Transbo : Bon, et bien, histoire de rétablir la balance, peux-tu nous en dire un peu + sur PWL studios ? L’histoire de sa création, son fonctionnement, les projets en cours…
Christophe : PWL c’est une association de bonnes volontés au service du son le plus doux à nos oreilles, et particulièrement aux miennes (j’ai convaincu les autres!)
J’ai commencé à m’intéresser aux matériels et aux techniques d’enregistrement employés sur les disques qui me parlaient au niveau du son il y a environ 20 ans et je me suis mis à chiner des pièces, testant, revendant, rachetant afin d’avoir une config idéale.
Une vieille console de mixage entierement à lampe, des micros avec des « couleurs » sonores tres marquées et surtout des magnétos à bandes…
En effet, mixer sur bandes magnétiques n’est pas seulement un choix de qualité sonore, mais aussi une volonté de privilégier l’écoute plutot que d’avoir 70% de son attention mobilisée par un écran d’ordinateur.
C’est une methode de travail à l’ancienne, « what you play is what you get » !
Il y a 4 ans j’étais enfin prêt à utiliser cette chaine de matériel analogique de manière convaincante mais nous n’avions pas de lieu; un heureux hasard nous a conduit à Vaise au fond du quartier de l’industrie dans cet ancien presbytère acollé à une église. Un endroit en retrait avec un jardin et un arbre centenaire, parfait pour les pauses! C’est avec les autres membres de The Good Damn que nous avons monté cette structure, pour nous servir dans un premier temps et en faire profiter les autres. On vient de terminer le magnifique LP de Equus,le EP de Vénustre (Echo Orange), Mensch revient pour le Mastering de leur album d’ici peu, on attend Lost Boys pour un 45T début mars et Mr Day commence les prises du prochain album juste après. Et puis un autre album de The Good Damn, bien sûr!

Transbo : Et sinon, tu te déplaces sur les concerts, j’imagine ? C’est quoi tes dernières gifles ?
Christophe : Je ne me déplace pas autant que je le voudrais, les séances finissent souvent tard et mes oreilles ne veulent plus rien entendre, mais quand même, je dirais Elysian Fields à l’Epicerie Moderne.

Transbo : Le 18 février, on accueillait une ribambelle d’artistes à l’occasion de la sortie du nouvel album d’A*Song, « You’re Not There ». Comment s’est passée la rencontre avec le groupe ?
Christophe : J’avais rencontré Thibaud lors de l’enregistrement du 1er LP de The Good Damn (qui n’est pas sorti). Il était venu faire des choeurs. Et il a eu envie de revenir mixer son album!

Transbo : Une anecdote sur les sessions d’enregistrements ?
Christophe : TROP ! Fallait être là…

Transbo : Mr Day vont s’installer chez toi également. Le studio a une identité forte, largement marquée par le r’n’r ou même les musiques expérimentales. La soul music, c’est une fantaisie ?
Christophe : Non, le studio a une identité forte de par le choix du matériel et des procédés et par le fait que le r’n’r et l’expérimentale sont notre réseau de coeur mais la soul s’y prête d’autant plus!
Peu importe le style, c’est la démarche des musiciens dans la recherche de leur son qui nous intéresse.Et les aider à y arriver hors des sentiers plus que battus des productions numériques.
Et puis l’aventure humaine…

Transbo : Malgré tout çà, on ne t’a pas croisé vendredi ?!?
Christophe : J’aurais bien aimé mais j’étais en concert à Rennes avec The Good Damn !

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